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Présidentielle 2025 : à Kribi, Cabral Libii dénonce le déficit d’infrastructures et promet un pôle touristique de référence

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En meeting ce samedi 30 août 2025 à Kribi, ville côtière et station balnéaire emblématique du Cameroun, le candidat à la présidentielle Cabral Libii a placé le tourisme au cœur de son discours. Devant une foule rassemblée sur le littoral de l’Océan, le président du PCRN a dressé un constat sévère : Kribi, malgré ses atouts naturels exceptionnels, reste bridée par un manque criard d’infrastructures.

Un paradoxe frappant : richesses naturelles, pauvreté structurelle

Avec ses plages réputées parmi les plus belles d’Afrique centrale, ses chutes de la Lobé inscrites au patrimoine immatériel de l’UNESCO, et sa proximité avec le port en eau profonde, Kribi est souvent présentée comme « la perle touristique du Cameroun ». Pourtant, comme l’a souligné Cabral Libii, « cette perle est négligée ».

Routes dégradées, accès difficiles, manque d’hôtels aux standards internationaux, insuffisance des services de base (eau, électricité, santé) : autant de freins qui, selon lui, empêchent Kribi d’attirer durablement les investissements et de devenir un pôle touristique majeur.

Des propositions concrètes

Cabral Libii n’a pas seulement dénoncé, il a également esquissé une série de mesures qu’il entend mettre en œuvre en cas de victoire :

1. Plan d’urgence pour les infrastructures : réhabilitation des axes routiers reliant Kribi aux grands pôles urbains (Douala, Yaoundé, Ebolowa) ;
2. Développement d’un hub touristique intégré : modernisation des hôtels existants, incitations fiscales pour de nouveaux investissements privés, et création de circuits touristiques nationaux et internationaux ;
3. Valorisation du patrimoine naturel et culturel : mise en avant des chutes de la Lobé comme vitrine internationale, promotion de l’écotourisme et de la culture locale ;
4. Création d’emplois locaux : orientation des jeunes vers les métiers du tourisme, de la restauration, de l’hôtellerie et des services ;
5. Partenariat public-privé : associer l’État, les collectivités locales et les investisseurs privés dans un modèle durable.

Une stratégie électorale ciblée

Au-delà du fond, ce meeting s’inscrit dans une stratégie politique précise. En choisissant Kribi, Cabral Libii se positionne sur un terrain doublement symbolique :

– Économique, en évoquant la nécessité de diversifier l’économie camerounaise au-delà du pétrole et du cacao ;
– Politique, en s’adressant à une région souvent frustrée par la marginalisation de ses atouts et qui attend des réponses concrètes.

Ce discours pourrait ainsi séduire un électorat jeune et local, mais aussi toucher la diaspora et les investisseurs potentiels sensibles à la promesse d’un Cameroun qui valorise ses richesses naturelles.

Un enjeu national

Le choix de Kribi n’est pas anodin : faire de cette ville un pôle touristique de référence serait, selon Cabral Libii, un levier de croissance pour tout le pays. Le tourisme mondial représente près de 10 % du PIB global ; au Cameroun, il reste marginal. Pour le candidat du PCRN, la transformation de Kribi en vitrine internationale permettrait de créer des milliers d’emplois directs et indirects et de renforcer l’image du Cameroun à l’étranger.

Le meeting de Kribi révèle une double dimension de la campagne de Cabral Libii : une critique ferme de la gouvernance actuelle, accusée d’avoir laissé à l’abandon un joyau national, et une ambition de rupture, fondée sur un projet structuré et pragmatique.

En plaçant le tourisme au cœur de son programme, Cabral Libii cherche à convaincre que le Cameroun peut sortir du cercle vicieux de la rente pétrolière et agricole pour entrer dans celui de la valeur ajoutée et de l’économie diversifiée.

“À Kribi, face aux vagues de l’océan, il a lancé un message clair : « Le Cameroun peut devenir une destination mondiale, encore faut-il une volonté politique. »”
Par Alfred M. THYS EYOUM

 

 

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